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Veillée de Noël
organisée par l'Amicale Laïque :
vendredi 8 décembre
18h au bourg


Histoires de la commune PDF Imprimer Envoyer

C'est une histoire de Molles. Une commune de 802 habitants nichée au coeur de la montagne bourbonnaise, qui tiendrait son nom de la composition de ses sols et de la présence d'un grand nombre d'étangs sur son territoire. Et que d'autres attribuent plutôt à la douceur du relief de ses collines. Etymologiquement, Molles est une fenêtre qui s'ouvre sur la montagne bourbonnaise, le premier jalon d'une succession de vertes collines qui culminent au Montoncel. Il n'existe pas de livre unique qui rapporte l'histoire de la commune. On trouve seulement des indices. Ici et là, et ailleurs. Et c'est ainsi dans ce pays, une histoire ne se donne pas. Elle s'écoute, elle se comprend.

Ainsi, elle est d'abord un lieu de passage qui se trouvait sur la voie romaine de Vichy-Feurs-Thiers.

Puis, au Moyen-Age, deux châteaux y sont construits, l'un à Montpeyroux, l'autre au bourg. Certains historiens les attribuent à la présence des Templiers dans la région. Située au coeur du bourbonnais, la commune naît véritablement avec l'arrivée des Sires de Bourbon. En 915, lorsqu'un seigneur local, Aimard, fait donation de ses terres de Souvigny au monastère de Cluny. Les moines y fondent un prieuré, et la renommée d'Aimard en sort grandie. Deux faits marquent alors Souvigny et toute la région : presque coup sur coup, deux  Saints viennent y mourir : St Mayeul et St Odilon. Ceci a pour conséquence d'attirer de nombreux pèlerins (y compris Hugues Capet et le Pape Urbain II), et de propulser Souvigny au premier plan. Les Bourbon profitent indirectement de ce regain d'intérêt.

En 1569, la commune comprend deux terres principales: celle de Saint-Germain en Molles et celle de la Bussière-Molles, chacune appartenant à des seigneurs locaux. La terre de Saint-Germain étant beaucoup plus importante, ce nom sera finalement donné à l'ensemble de la commune. Et c'est à partir du XV ème siècle qu'apparaissent quelques noms de villages et domaines que nous connaissons aujourd'hui.

A la Révolution, le bourbonnais finit tardivement par joindre ses revendications à celles des autres provinces. Le 9 novembre 1788, plusieurs notables de Moulins se convoquent le clergé, la noblesse et le Tiers-état. Le 22 décembre, 225 personnes des trois ordres se trouvent réunies à la maison communale de Moulins. Parmi eux, on note la présence de Saint-Quentin d'Arronnes, propriétaire de Maltière de Molles. Molles dépend à l'époque du baillage de Cusset, c'est donc à Cusset que sera rédigé un cahier de doléances commun. Le 23 mars 1790, le département de l'Allier est partagé en 7 districts et le district de Cusset en 9 cantons et 53 communes. Saint-Quentin en devient le président.

Durant la période révolutionnaire, la commune sera rattachée quelque temps à celle de La Chapelle sous le nom de commune du Mansan. En effet, les révolutionnaires, imprégnés de la philosophie des Lumières, souhaitaient rompre avec le passé et bâtir une société où la raison primerait sur la tradition et le passé. Ainsi les communes ne doivent plus comporter dans leur appellation aucune référence à l'Eglise catholique.

Sous le Second Empire, Napoléon III se rend à Vichy pour une cure thermale et fait une visite aux Malavaux, à la suite de laquelle il accordera 17000 francs à la municipalité pour l'ouverture d'une route desservant la vallée. Le village se développe, et c'est en 1843 que s'installe un certain monsieur Etaix, instituteur. A la fin du XIXème siècle, la commune connaît une période faste avec une population qui approche les 1200 âmes. La Première Guerre Mondiale, comme dans nombre de campagnes françaises, aura un impact fort sur la démographie de la commune, qui baissera à partir des années 1920.

Le début du XX ème siècle voit l'apparition de nouveaux moyens de locomotion. En montagne bourbonnaise, une ligne de chemin de fer est ouverte en 1910. Elle supporte le « tacot » Cusset à Roanne. En 1933, le train au départ de Vichy arrivait à Molles en 54 minutes et terminait à Lavoine après 2H30 de trajet. Les horaires étaient rarement respectés. En ce temps là, Molles était une station-étape où les voyageurs descendaient régulièrement se désaltérer. « Mais tout chose a une fin, et les voyageurs se sont détournés du petit train. Plus de voyageurs, plus de gare, plus de sifflets stridents. Aux Malavaux plus de gare, plus de viaduc, plus de tunnel. Seules les cartes postales nous rappellent qu'à une certaine époque, le Tacot a fait le bonheur des gens de Molles et d'ailleurs ».La ligne sera fermée en 1949.

C'est une histoire de Molles, qui ne s'arrête pas là, heureusement. «D'autres histoires auraient pu être racontées. Peut-être plus amusantes, peut-être plus douloureuses, peut-être plus historiques, enfin peut-être aussi plus explicites ». Une histoire de Molles, qui se raconte et s'écrit plus que jamais aujourd'hui.

 

Le site de la couronne :

Le site de la Couronne, dans les bois des Malavaux, est chaque été depuis quelques années le terrain de prédilection d'équipes d'archéologues qui mettent au jour petit à petit des vestiges de civilisations ayant habité les lieux pendant plusieurs siècles du premier millénaire de notre ère. Suivez chaque année dans cette rubrique un résumé des dernières découvertes ainsi que celles de 2011.